Dans les nuages...

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mardi 17 novembre 2009

Vol de reprise

Plus de 6 mois que je n'avais pas volé. Jamais je n'avais eu une interruption aussi longue depuis que j'ai franchi la porte d'un aéroblub il y a 7 ans déjà. Alors forcément, quand en ce mois de novembre le temps est venu de reprendre l'air, un mélange de fébrilité et d'impatience m'habite. Mon dernier vol était sur un Baron Beech 58. Une machine déjà impressionnante pour le jeune pilote que je suis. 150h de simulateur plus tard me voici au pied de l'Airbus A320, ma sacoche de vol à la main. Et j'ai du mal à y croire.

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mercredi 4 mars 2009

Beech Baron 58

Le Beech Baron 58, vous connaissez ? C'est l'avion que je lorgnais du coin de l'oeil en arrivant sur le parking avion. Jeune pilote de DA40, je n'osais pas soutenir son regard, et baissais les yeux discrètement en passant devant. Il faut dire qu'avec ses deux moteurs de 300 cv, il en impose un minimum. Deux moteurs ?! Quelle drôle d'idée !
Pour autant, je savais que nous avions rendez-vous dans quelques mois. Certains commencent par appréhender la bête par un simple vol en passager, caché à l'arrière de l'avion. J'avais décidé que ce ne serait pas mon cas, la première fois que je monterai dans cet avion, ce sera pour m'installer aux commandes.

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mercredi 11 février 2009

Commercial Pilot Licence

Bientôt un an que ma formation professionnelle a débuté, et voici le premier examen "officiel" qui arrive. A la clé, la licence de pilote professionnel (CPL pour les intimes), qui remplacera la licence de pilote privé (PPL) que je détenais jusqu'à présent. La différence entre les deux tests ? : une plus grande exigence, un avion dit "complexe" (train rentrant, pas d'hélice variable) et une connaissance de la règlementation en transport public. Le CPL permet simplement d'être rémunéré comme pilote, cap important quand on souhaite en faire son métier ! Petite particularité également par rapport au test PPL, le testeur s'assoit à l'arrière de l'avion, et ne fait qu'observer. Mon instructeur est assis devant en place droite afin d'assurer la sécurité du vol en cas d'erreur de ma part, puisque je ne suis pas encore breveté. Présence rassurante pour faire face au stress inhérent à tout vol de contrôle.
Petit compte rendu :

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samedi 10 janvier 2009

Partir voler

Samedi matin, 6h, je sors de chez moi pas complètement réveillé. Il fait -10°C et l'air frais me saute au visage. La voiture fait grise mine, complètement couverte de glace. Seul le pare brise, savamment protégé par un morceau de carton, est indemne. Je tache de gratter les vitres, histoire de voir un minimum, mais la glace est tenace, il me faudra dix minutes pour creuser quelques "hublots" ici ou la. Deuxième épreuve : le démarrage. Le programme de la matinée peut se jouer à ce moment cruciale. Difficile de rejoindre l'aérodrome, situé à 15km d'ici, sans voiture. Je tourne la clé, la batterie me fait comprendre qu'elle a froid, le moteur s'élance lourdement et j'ai plutôt l'impression de démarrer un TB20. Mais ça part ! Victoire.

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samedi 9 août 2008

DA40

Il est 10h30, et dans le hangar, c'est le calme plat. Le Samedi, c'est relâche, les avions se remettent de leur semaine éprouvante. Aucun bruit, pas un murmure, dans la pénombre l'ambiance est à la sérénité, toutefois marquée d'une touche d'anxieté car ils savent que la grasse matinée peut brutalement prendre fin. Soudain, le moment redouté arrive : la porte du hangar grince, des pas approchent. Les avions qui sont près des portes sont les plus excités, car l'expérience montre qu'ils sont généralement les premiers à partir.

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