Un peu plus tard, on entre dans la couche, plus rien devant, mais à en croire les instruments, on vole toujours, il parait même qu'on en en virage. A peine sorti, une alarme retenti. Immédiatement, les deux pilotes relèvent la tête, on givre, dégivrages réacteurs enclenchés, contrôle visuel à la lampe torche. Rien de bien méchant. Dehors, c'est très joli, on est juste au dessus des nuages, au travers desquels perce la lumière de la civilisation. C'est donc comme cela que cela fonctionne. La nuit, c'est la terre qui éclaire le ciel. C'est bien fait quand même. La couche est vite effacée, on distingue maintenant le sol sans problème. L'avion est discipliné, lorsque le ND indique un virage, il tourne, c'est bête mais il fallait y penser. La croisière ne dure pas longtemps, on attaque la descente, l'interception du LOC de l'ILS par le PA est "artistique". L'avion commence à tourner vers le cap du QFU, puis se ravise, remet un coup d'ailerons dans le sens inverse pour finalement intercepter pour de bon. Marrant, il paraît qu'il fait souvent ça pour Bordeaux. Le copi reprend les commandes, interception du glide, un peu de volets, sorti du train, on va en avoir besoin. Atterrissage en douceur, avec un peu de vent dans le dos, spoilers, reverse, freinage auto, la machine décélère tranquillement, la partie est finie. Pour cette fois du moins.

Merci à tous ceux qui ont rendu ce vol possible. C'était tout simplement magique.

Soeren